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Blessure d’abandon et liens toxiques

Blessure d'abandon et dépression


La blessure d’abandon est l’une des plus fréquentes… et aussi l’une des plus silencieuses. Elle ne se manifeste pas toujours par la peur d’être seul(e), mais souvent par un oubli de soi, une tendance à se soumettre, à se sacrifier, et à rester dans des relations déséquilibrées ou des liens toxiques malgré la souffrance.


Si vous avez l’impression de toujours faire passer les autres avant vous, de dire oui quand vous pensez non, ou de rester dans des relations qui vont à l'encontre de vos valeurs et de vos attentes — en couple, en famille ou au travail — cet article est pour vous.


Blessure d’abandon : de quoi parle-t-on vraiment ?


La blessure d’abandon se construit lorsque, dans l’enfance ou l’adolescence, le lien affectif a été vécu comme instable, imprévisible ou conditionnel. L’enfant intègre alors la croyance inconsciente, que la présence de l’autre n'est jamais acquise, qu'elle peut disparaître, et que le lien n’est jamais totalement sûr.


Peu à peu, une peur profonde s’installe : celle d’être laissé(e), rejeté(e), mis(e) de côté. Cette peur ne disparaît pas à l’âge adulte. Elle devient un schéma relationnel, qui influence les comportements, les choix amoureux, familiaux et professionnels.


La croyance centrale est souvent la suivante :

« Pour ne pas être abandonné(e), je dois m’adapter, me taire, faire passer l’autre avant moi. »

Blessure d'abandon liens toxiques :quand la blessure d’abandon mène à la soumission


Pourquoi "Blessure d'abandon liens toxiques"? L’une des conséquences majeures de la blessure d’abandon est la soumission, l'assujettissement. La personne s’efface pour préserver le lien à tout prix:


  • elle évite les conflits,

  • minimise ce qu’elle ressent,

  • n’ose pas poser de limites,

  • accepte l’inacceptable par peur de perdre l’autre.


Dire non devient source d’angoisse. Dire oui est un réflexe de protection. À long terme, cela entraîne une fatigue émotionnelle, une perte d’estime de soi et parfois un profond sentiment de vide.


« J'avais beau me plier en quatre, anticiper les besoins de tous, sourire même quand j'étais à bout, ce n'était jamais assez pour recevoir de la reconnaissance. Je me sentais nulle, vidée, incapable, alors j'en faisais toujours plus, que ce soit dans mon couple ou au travail.» Elsa, 38 ans.

Blessure d’abandon et abnégation : s’oublier pour être aimé(e)


Une autre stratégie inconsciente fréquente, chez l'adulte qui a manqué de stabilité affective enfant, est l’abnégation. Dans ce cas , l’amour passe par le don de soi, et cette attitude est considérée comme une valeur importante qu'il ne faudrait pas trahir:


  • prendre soin des autres,

  • anticiper leurs besoins,

  • deviner leurs attentes

  • écouter, soutenir, soulager.


La personne se sent utile et indispensable, et ce sentiment la sécurise ponctuellement; il lui est impossible de rester insensible aux besoins des autres. C'est presque une mission inconsciente , mais elle oublie de se porter secours à elle même, et met en suspens ses propres urgences. Au bout du compte ses sacrifices sont rarement reconnus à leur juste valeur et l'entourage a tendance a voir cette disponibilité, soit comme naturelle, soit comme une force inépuisable. En définitive elle donne beaucoup et reçoit très peu; elle se sent aussi très seule.


De plus, recevoir (de l'aide, un merci, un cadeau) est inconfortable, car une croyance persiste : « Mes besoins ne comptent pas », "je ne mérite pas de remerciement, ce que je fais est normal, ce n'est pas grand chose".


« C'est paradoxal mais je suis souvent frustré et en colère de faire autant pour les autres, et pourtant, lorsque quelqu'un me propose de l'aide ou me remercie, mon réflexe est de minimiser mes efforts et de refuser tout soutien!» Paul, 25 ans.


Pourquoi la blessure d’abandon rend vulnérable aux liens toxiques


La blessure d’abandon crée une tolérance élevée à la souffrance relationnelle. Ce qui serait un signal d’alarme pour d’autres est souvent banalisé ou excusé.

Les liens toxiques deviennent familiers car ils réactivent un climat émotionnel connu :


  • partenaires indisponibles, distants ou dominateurs,

  • relations déséquilibrées, où l’on donne plus que l’on reçoit,

  • environnements familiaux ou professionnels exigeants, peu sécurisants.


Le lien, même toxique, semble parfois préférable à la peur du vide relationnel. Ce n’est pas un manque de lucidité, mais une tentative inconsciente d’éviter la blessure d’abandon.


« Ses silences et son manque de respect me faisaient terriblement mal, mais je mettais toute mon énergie dans cette relation, convaincue qu'en donnant toujours plus, en me remettant en question, en faisant du yoga ou que sais je d'autre encore, je parviendrais à être aimée comme je l'espérais. Je n'étais juste ni au bon endroit, ni avec la bonne personne.» Carine, 52 ans.

Blessure d’abandon : un schéma qui se répète… mais qui se soigne


La blessure d’abandon n’est pas une fatalité. Ce n’est ni une identité, ni une condamnation à souffrir en amour ou dans les relations.

En thérapie, il est possible de :


  • comprendre et identifier ce schéma d’abandon,

  • apaiser la peur profonde de perdre le lien,

  • sortir progressivement de la soumission et de l’abnégation,

  • apprendre à poser des limites sans culpabilité,

  • construire des relations plus saines, plus sécurisantes.


Ce travail thérapeutique permet de se choisir soi, sans rompre le lien, et de ne plus confondre amour et sacrifice.


Se libérer des liens toxiques et se retrouver


Guérir la blessure d’abandon, c’est réapprendre le lien, la relation, et prendre sa place. Ce n’est pas devenir égoïste, dur ou distant. C’est cesser de s'oublier ou de se rendre invisible pour être aimé(e).


Si vous vous reconnaissez dans ces mécanismes — oubli de soi, relations toxiques, peur de l’abandon — sachez que ce fonctionnement peut se travailler en thérapie, en présentiel ou en visio.


Je vous accompagne dans ce chemin de transformation, à votre rythme, pour vous aider à construire des liens plus justes, plus respectueux, et surtout, un lien plus sécurisant avec vous-même.


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©2021 par Virginie DUBARRY.

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