Syndrome de l’imposteur : Et si votre cerveau vous mentait ?
- Dubarry Virginie

- 14 mars 2025
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 4 sept. 2025
Avez-vous déjà ressenti cette impression de ne pas être à votre place ?
Comme si, tôt ou tard, quelqu’un allait se rendre compte que vous n’êtes pas aussi compétent(e) qu’on le croit ? Vous dites vous souvent: “J’ai juste eu de la chance.”, “D’autres sont bien meilleurs que moi”,“Un jour, on découvrira que je ne suis pas à la hauteur”?
Si ces pensées vous traversent l’esprit, rassurez-vous : vous êtes loin d’être seul(e). 70 % des personnes ressentent le syndrome de l’imposteur à un moment donné, et paradoxalement, plus on est compétent, plus on a tendance à douter de soi !Mais pourquoi ce sentiment vous envahit-il ? Et surtout, comment s’en libérer pour prendre enfin votre place ?

Pourquoi ressentez-vous le syndrome de l'imposteur (et pourquoi votre cerveau vous joue des tours) ?
Le syndrome de l’imposteur est ce sentiment persistant de ne pas être à la hauteur, de ne pas mériter ses succès et de redouter le jour où les autres découvriront la “supercherie”. Il touche aussi bien les étudiants que les professionnels aguerris, les artistes, les entrepreneurs ou les personnes en reconversion.
Ce phénomène a été étudié pour la première fois en 1978 par les psychologues Pauline Clance et Suzanne Imes. Elles ont constaté que de nombreuses personnes accomplies souffraient d’un profond doute sur leur légitimité, convaincues que leurs réussites étaient dues au hasard, à la chance ou à l’indulgence des autres plutôt qu’à leurs compétences réelles.
Mais d’où vient ce sentiment ?
Plusieurs facteurs peuvent expliquer son apparition :
L’éducation et le perfectionnisme : Avez-vous grandi avec des attentes élevées ou dans un environnement où l’erreur était mal perçue ? Avez vous manqué d'encouragements, de valorisation et de compliments? Un fort besoin de validation peut créer une pression constante à prouver sa valeur.
Les comparaisons sociales : Dans un monde où l’on est constamment exposé aux réussites des autres (merci les réseaux sociaux !), il est facile de croire que l’on est “moins bon” ou “moins légitime”.
Les transitions et évolutions de carrière : Prendre un nouveau poste, changer de voie ou atteindre un certain niveau de responsabilité peut réveiller ou raviver cette peur de ne pas être “assez compétent”.
Le syndrome de l’imposteur est un biais mental qui vous pousse à douter de vos compétences.
Voici trois vérités essentielles :
La 1ère: Les personnes compétentes doutent, les incompétents non.
C’est scientifiquement prouvé : plus nous en savons, plus nous sommes conscients de ce que nous ignorons. À l’inverse, ceux qui ne doutent jamais sont souvent… les moins qualifiés !
(C’est ce qu’on appelle l’effet Dunning-Kruger).
La 2ème: Personne ne sait tout, et c’est normal.
Vous pensez que les experts ont toutes les réponses ? C’est faux. Chaque professionnel, aussi expérimenté soit-il, continue d’apprendre au quotidien.
La 3ème: Si vous êtes là, c’est que vous le méritez.
Votre parcours, vos compétences et vos expériences vous ont amené là où vous êtes aujourd’hui. Ce n’est pas un hasard.

Stratégies pour surmonter le syndrome de l’imposteur
Identifiez et remettez en question vos pensées automatiques
Le syndrome de l’imposteur repose souvent sur des croyances erronées du type :
"Je ne suis pas assez compétent(e)."
"J’ai réussi par chance."
"D’autres méritent plus que moi."
Exercice : Lorsque vous avez une pensée négative sur vos compétences, écrivez-la et demandez-vous :
Ai-je des preuves objectives que cette pensée est vraie ?
Que dirais-je à un(e) ami(e) qui pense la même chose
Remettre en cause ces pensées vous aidera à prendre du recul.
Listez vos réussites et vos compétences
Le syndrome de l’imposteur pousse souvent à minimiser ses succès. Pourtant, vos réalisations ne sont pas le fruit du hasard.
📝 Exercice : Faites une "liste de preuves" de votre légitimité :
✔️ 3 réussites dont vous êtes fier(ère), même petites.
✔️ 3 qualités ou compétences qui vous définissent.
✔️ 3 moments où vous avez surmonté un défi avec succès.
Gardez cette liste et relisez-la dès que le doute s’installe.
Osez partager vos doutes et demander du feedback
Le syndrome de l’imposteur prospère dans le silence. Parler de ses doutes à des personnes bienveillantes permet de relativiser et de se rendre compte que l’on n’est pas seul(e).
🎤 Action : Osez demander un retour objectif sur votre travail. Vous serez souvent surpris(e) de voir que votre entourage vous perçoit bien différemment de ce que vous imaginez.
Acceptez les compliments (au lieu de les rejeter)
Beaucoup de personnes touchées par le syndrome de l’imposteur ont tendance à dire "Oh, ce n’est rien" lorsqu’on les félicite. Pourtant, un compliment est une reconnaissance légitime.
Nouvelle habitude : La prochaine fois que l’on vous félicite, dites simplement "Merci" au lieu de minimiser. Vous finirez par croire en ces compliments !

Un exercice simple pour reprendre confiance:
Pendant 24h, dès que vous doutez de vous, posez-vous cette question :
"Si un(e) ami(e) me disait cela, que lui répondrais-je ?"
Vous verrez que vous êtes bien plus indulgent(e) avec les autres qu’avec vous-même. Pourquoi ne pas vous accorder la même bienveillance ?
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Virginie.








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